Semaine 13 — Rapport et recommandations
Objectifs pédagogiques
- Structurer un rapport lu par des publics différents : direction, équipe technique, audit.
- Écrire des constats reproductibles et des recommandations applicables.
- Prioriser sur base de l'impact métier, pas seulement du CVSS.
Structure de référence
- Résumé exécutif — 1 à 2 pages, sans jargon, avec la conclusion en tête.
- Périmètre et méthodologie — rappel du RoE, fenêtres d'intervention, outils utilisés.
- Vue d'ensemble — carte de chaleur des constats, indicateur global de posture.
- Constats détaillés — un par vulnérabilité, dans un gabarit constant.
- Recommandations priorisées — regroupées par thème (identité, réseau, applicatif, cloud).
- Annexes — journaux, requêtes, captures.
Gabarit d'un constat
Chaque constat suit exactement la même structure. La lisibilité vient de la répétition.
- Titre court — action + surface, ex. « Injection SQL sur /api/recherche ».
- Sévérité — P1 à P4, avec justification (impact réel, pas score brut).
- Contexte — ce que la cible fait, en une phrase.
- Preuve — requête envoyée, réponse observée, capture d'écran datée.
- Impact métier — ce qu'un attaquant obtient concrètement.
- Remédiation — action précise, testée si possible, effort estimé.
- Références — CWE, CVE, OWASP, documents client.
Ce qui rend un rapport professionnel
- Une remédiation par constat. Sans recommandation, ce n'est pas un rapport, c'est une liste.
- Des preuves reproductibles. Une capture d'écran ne suffit pas : donner la requête
curlou le pas-à-pas. - Une hiérarchisation défendable. Le client doit pouvoir présenter votre P1 à sa direction et être compris.
- Pas de menaces implicites. On documente ; on ne fait pas peur pour vendre.
Début du TP3
Livrable final, à remettre en semaine 14 :
- Un rapport complet en PDF (20 à 30 pages), sur une mission simulée fournie.
- Au moins six constats, dont deux P1, deux P2, deux P3+.
- Un plan de remédiation à trois mois, six mois, douze mois.